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Publié le 02/01/2026 14:09
Mis à jour le 02/01/2026 17:10
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

Drame de Crans-Montana : l’attente insoutenable des familles
(France 2)
2min
Après le terrible incendie qui a eu lieu à Crans-Montana (Suisse) qui a causé une quarantaine de morts et plus d’une centaine de blessés, l’heure est à l’identification des victimes. Pour de nombreuses familles, l’attente est insoutenable.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Ce centre des congrès a été transformé en cellule d’urgence psychologique pour les victimes. Des familles très éprouvées tentent d’obtenir des nouvelles de leurs proches. L’attente pour cette mère qui cherche son fils, Arthur, 16 ans, est interminable et insoutenable. Elle s’accroche à l’espoir qu’il est encore vivant. « Au cas où mon fils serait dans un hôpital à l’étranger ou en Suisse, je veux que sa photo soit partout. Je dois retrouver mon fils. Et aujourd’hui, je dois passer par ce genre de choses pour le retrouver. Ça fait 30 heures que mon fils a disparu. 30 heures que je n’ai pas de nouvelles de mon enfant », déclare Laetitia Brodart-Sitre, mère d’un disparu.
Sur les réseaux sociaux, les appels se multiplient pour retrouver un enfant, un frère, un cousin. Romain Kallergis cherche désespérément sa petite sœur de 15 ans. Elle n’a plus donné signe de vie. « Elle est arrivée vers une heure. Et après, à une heure quarante, moi, je suis passé devant pour aller lui dire bonjour et j’ai vu qu’il y avait du feu. J’ai vu qu’il y avait des gens. La police ne me laissait pas passer. J’ai quand même essayé de passer, mais ils m’en empêchaient physiquement. Du coup, je n’ai rien pu faire à ce moment-là. Et après, j’ai essayé de la trouver », explique Romain Kallergis, frère d’une disparue.
Les équipes médico-légales travaillent sans relâche à la difficile identification des victimes. Mais l’incendie a été d’une telle violence que les corps sont très abîmés. « Nous avons des blessés extrêmement graves qui n’ont pas été identifiés immédiatement. Donc cette incertitude, ce temps qui passe, c’est insoutenable pour les familles. Et nous sommes à leurs côtés, nous leur exprimons notre solidarité, nous faisons le maximum », indique Mathias Raynard, président du conseil d’état valaisan. Des gendarmes français spécialisés dans l’identification se tiennent prêts à partir en Suisse pour prêter main-forte.
