Une jeune femme d’une vingtaine d’années a été tuée à bout portant à travers la vitre de son véhicule, mercredi, alors que son bébé était installé sur le siège avant.


Publié le 22/01/2026 11:09



Mis à jour le 22/01/2026 17:42

Temps de lecture : 4min

Une jeune femme a été tuée par balles à Nice (Alpes-Maritimes), le 22 janvier 2026, par un individu à scooter. (DYLAN MEIFFRET / MAXPPP)

Une jeune femme a été tuée par balles à Nice (Alpes-Maritimes), le 22 janvier 2026, par un individu à scooter. (DYLAN MEIFFRET / MAXPPP)

Au lendemain du meurtre par balles d’une jeune femme d’une vingtaine d’années à Nice (Alpes-Maritimes), le parquet a annoncé, jeudi 22 janvier, qu’un homme s’était présenté spontanément à la police avant d’être placé en garde à vue. Il est le propriétaire d’un scooter retrouvé après les faits, qui pourrait avoir servi à l’auteur des tirs, et le parquet ne précise pas s’il est considéré comme un suspect. Selon une source proche du dossier, un autre homme, toujours recherché, est soupçonné d’être le tireur : le beau-père de la victime.

La jeune femme était au volant de son véhicule, mercredi, quand un individu à scooter s’est porté à sa hauteur et a ouvert le feu, la blessant mortellement, alors que son enfant de sept mois se trouvait à bord, relate le parquet. Arrivés rapidement sur les lieux, peu après 18 heures, les pompiers n’ont pas réussi à réanimer la victime, mais ont pu prendre en charge le bébé, qui est indemne. Jeudi en fin d’après-midi, le procureur de la République de Nice a annoncé qu’une information judiciaire allait être ouverte dans la soirée, pour « meurtre avec préméditation ».

Le principal suspect, selon une source proche du dossier, est le père du compagnon de la victime, âgé de 45 ans. Il y a quelques jours, cet homme avait été placé en garde à vue pour des violences aggravées sur la mère du compagnon. Dans son communiqué, le procureur évoque cette procédure et ajoute que cet homme, condamné uniquement pour des faits anciens de conduite sans permis, a été placé sous contrôle judiciaire dimanche, assorti notamment d’une interdiction de contact avec la victime.

Sans faire explicitement de lien avec le meurtre, il explique que les enquêteurs ont recueilli « des éléments relatifs à une piste intrafamiliale ». Le « déroulement des faits [permet] d’envisager la piste d’un homicide sur fond de criminalité organisée », écrit aussi le procureur.

La victime, née en 2002, a « été atteinte par une dizaine d’impacts tirés à bout portant à travers la vitre du véhicule », qui s’est immobilisé après avoir percuté un poteau, selon le communiqué du procureur. Plusieurs étuis de calibre 9 mm ont été retrouvés au sol sur les lieux, en amont de l’intersection entre le boulevard Napoléon-III et l’avenue Henri-Matisse.

Des témoignages et les images de vidéosurveillance ont mis en évidence la présence, au moment des faits, d’une personne circulant à scooter. Un deux-roues a été retrouvé peu de temps après à plusieurs kilomètres de là, rue Miollis. Le propriétaire du véhicule s’est présenté aux policiers dans « un temps très proche », avant d’être placé en garde à vue, détaille le parquet.

Une enquête a été ouverte du chef de « meurtre aggravé », et une perquisition a été menée dans la nuit de mercredi à jeudi, « avec l’appui du Raid », selon le communiqué, qui ne précise pas la cible de celle-ci. « De très nombreuses investigations sont en cours pour localiser la ou les personnes impliquées », insiste le parquet.

Le maire de Nice, Christian Estrosi, s’était rendu sur les lieux, mercredi soir. « Toute la lumière doit être faite sur cet acte ignoble et les auteurs doivent être retrouvés au plus vite », a-t-il déclaré.