Il avait à peine 17 ans lorsqu’il a décroché le titre de meilleur apprenti de France (MAF). Cinq ans plus tard, Léo Carrillo, diplômé d’un Bac Pro spécialité cuisine et d’une mention complémentaire en pâtisserie au lycée professionnel du Golf Hôtel, poursuit, depuis maintenant un an et demi, son aventure en Australie. Avec sa compagne argentine, Martina, il partage la passion de la cuisine et des voyages.

« J’avais toujours choisi la cuisine pour pouvoir voyager et travailler un peu partout dans le monde, explique-t-il. C’était l’une des choses principales qui m’ont motivé à choisir la spécialité cuisine. Aller en Australie, c’était aussi le bon moyen d’apprendre l’anglais. »

Après avoir enrichi son expérience professionnelle dans des établissements étoilés en France et travaillé notamment avec le chef Christophe Pacheco (meilleur ouvrier de France), Matyasy en chocolaterie, le restaurant Les Fresques de l’hôtel Royal Evian (une étoile au guide Michelin) ou encore à La Magdeleine à Gemenos (une étoile au guide Michelin), il reconnaît avoir voulu « au début travailler dans la restauration en Australie. Mais nous avons eu d’autres opportunités de travail qui, financièrement, étaient intéressantes. Car, au final, notre objectif, après l’Australie, serait de rentrer en France et de créer notre propre affaire, ouvrir un restaurant ou une boulangerie », projette-t-il avec sa compagne.

Il travaille de nuit dans l’industrie du coton

L’Australie devient ainsi un tremplin pour réaliser son rêve culinaire. Salarié dans l’industrie du coton avec sa compagne Martina, il a « tout appris sur le tas » et occupe à présent le poste d’ingénieur mécanicien. « On travaille douze heures de nuit, onze jours d’affilée, et après on a trois jours de repos. Ces jours de relâche nous permettent de visiter l’Australie, d’aller pêcher…»

Un travail intense et physique qui ne lui fait pas peur. « Comme je le dis à mes amis, une fois que tu as travaillé dans la restauration en France, tu peux travailler partout parce que tout est plus facile ! », dit-il avec le sourire. « Certes, là où je travaille, c’est différent d’une brigade de cuisine. Mais l’exigence reste la même. Il y a des similitudes avec la cuisine. Il faut que tout soit parfait et que tout marche bien, que personne ne se blesse. Nous avons des normes de sécurité comme en cuisine », explique-t-il.

« Une culture très différente »

Avec Martina, Léo cuisine donc pour le plaisir et ses amis. « Le week-end, on invite les copains à la maison et on se prépare une bonne nourriture comme j’aime bien faire. Certes, il n’y a pas les clients, mais c’est tout aussi plaisant », s’enthousiasme-t-il.

« J’adore cuisiner fin et raffiné car j’ai toujours travaillé dans des restaurants gastronomiques. Mais ce qui me plaît est de manger de la nourriture très consistante. Et l’Australie est très réputée pour cela », précise-t-il. À 22 ans, Léo est ravi de s’enrichir de cette « culture très différente ».

Le voyage culinaire à travers le monde

Voyageur dans l’âme, il ne manque pas une occasion grâce aux longs congés d’aller visiter d’autres contrées. « En ce moment, l’entreprise est fermée car nous sommes hors saison. Cela nous permet de voyager en Asie, en Indonésie. Il y a quelques jours, j’étais encore en Thaïlande, nous raconte-t-il. Cela nous permet de goûter des choses qu’on ne penserait même pas goûter en France comme du crocodile, sourit-il. Nous découvrons de nouvelles épices, de nouvelles viandes ou des fruits. C’est super intéressant et on voudra s’en servir quand nous ouvrirons notre affaire. »

Leur passion commune pour les cuisines du monde, après une pause en famille en France et bientôt en Argentine, emmènera le jeune couple aussi à Rio pour aller voir le carnaval.. et bien sûr goûter de nouvelles saveurs.